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jeudi 7 mai 2020

Le Grand Projet : l'œuvre de Rozenn Illiano.

Rozenn Illiano est une jeune autrice, vivant à Rennes. Depuis des années elle oscille entre écriture et activités manuelles comme la création de bijoux ou la customisation de poupées mannequins (ces dernières pour son propre compte).

Ses univers sont un vrai coup de cœur pour moi, j'espère arriver à vous communiquer mon enthousiasme.

La plupart de ses créations tournent autour d'un univers qui lui est propre et qu'elle a baptisé Le Grand Projet. Ce sont en fait plusieurs univers dont les histoires se croisent, s'entrecoupent et se font écho. Un article de blog que j'ai fait sur le premier livre d'elle que j'ai lu (Le Rêve du Prunellier), me rappelle que je l'ai découverte par son chéri (dont j'adore les illus!) et par le site "Adopte un auteur". En tout cas je me souviens parfaitement de mes premières impressions de lecture qui me l'ont fait rapproché du recueil La Tisseuse de Léa Silhol. Pour le côté poétique - onirique ! - mais aussi pour le côté multi-univers, à la trame complexe qui finit par dessiner une superbe fresque.


Avant d'entrer plus avant dans le sujet, je voudrais faire un parenthèse et préciser plusieurs points. 
  • Tout d'abord je vais vous parler ici de l'œuvre de Rozenn Illiano de façon générale. Mais j'indiquerais aussi ce que j'ai lu ou ce qui est à paraître.
  • Ensuite, il faut noter que ma lecture s’étend de 2013 à aujourd'hui, avec des longs temps de pause. Le temps aussi que la demoiselle écrive et fasse paraître.J'ai décidé de prendre quelques notes au fil de ma lecture pour avoir des rappels entre chaque lecture et une vue d'ensemble.
  • Enfin, je ne voudrais pas avoir à revenir sur un sujet parfois polémique. Les œuvres de Rozenn Illiano sont essentiellement auto-éditées. Cela peut rebuter certain.e.s. Il est vrai que certains exemplaires comportent quelques coquilles et tout n'est certainement pas parfait du point de vue littéraire. MAIS cela n'empêche pas que ce soit de bons écrits. Qu'ils puissent plaire à des lecteurs (sinon il n'y aura pas cet article...) L'autrice explique souvent ses choix et ses orientations sur son site. Pour ma part, elle semble mettre tellement d'elle-même dans tout ce qu'elle fait que je comprend assez vite ses doutes, ses interrogations et ses choix finaux et que je m'efforce de ne pas juger (c'est si vite arriver, de porter un jugement...)

Le Grand Projet donc. Il est composé de 8 univers : Town, L'Attrape-rêve, Le Prunellier, Erèbe, Le Cerlce, Altacoaya, La Boîte noire et les Tisseurs d'encre.
Certains sont déjà bien développés, avec des romans, des nouvelles et des textes courts à lire en ligne, sur le site de l'autrice. D'autres le sont beaucoup moins comme Erèbe, Altacoaya dont je ne vous parlerais donc pas ici.

Chaque univers à une patte un peu différente ; pour ceux que je connais le mieux, je les apprécie tous, même s'ils sont bien différents.

J'ai donc découvert Rozenn par Le Rêve du Prunellier (épuisé), dans l'univers du Prunellier. Je vous renvoie à l'article de 2013 pour ce premier opus. Une fantasy onirique, poétique, avec ses ombres...

Ensuite il y a Town, composé essentiellement d'une quadrilogie et d'un recueil, très lié également à La Boîte noire. Il s'agit d'un univers d'urban fantasy et post-apocalyptique angélique. Beaucoup plus ancré dans le réel, on suit quelques personnages aux divers pouvoirs à travers une époque troublée : celle d'un cataclysme, suivi bientôt par l'apocalypse. On y rencontre des anges exterminateurs et des anges déchus dans une histoire qui sème petit à petit des indices sur l'ensemble du Grand Projet. Les personnages sont attachants et l'histoire ne me rappelle rien de connu (ce qui est assez rare dans les genres de l'imaginaire)

Je ne vous parlerais pas longuement non plus de L'Attrape-rêve. Il s'agit de suivre d'autres protagonistes, dans les mêmes circonstances que Town (urban fantasy, post-apocalyptique...), mais ceux-ci ont des pouvoirs bien particuliers, en rapport avec les rêves, qu'ils peuvent visiter, soigner, qui leur permet de voir le futur... et voyager entre différents mondes.

Le Cercle est la branche la plus ancienne de l'histoire, et on est dans du fantastique - et post-apocalyptique aussi. Deux romans importants en taille pour cet univers : Elisabeta, lu pendant les vacances d'été 2019 et sa suite, Sinteval. Cette fois nous évoluons chez les vampires, en Italie notamment. Des vampires aux pouvoirs bridés pour certains, que le cataclysme, l'évènement de départ de Town, va réveiller et avec lesquels ils vont pouvoirs découvrir des secrets millénaires et essayer de changer l'ordre des choses.

Enfin, les Tisseurs d'Encre. Je n'ai fait qu'effleurer cet univers, par une œuvre très particulière : Un Voyage sur l'Atlas, à la fois nouvelle et énigme (à résoudre en ligne). Imprimé seulement à quelques exemplaires (en rupture pour le moment) l'on effleure l'histoire d'une cité très ancienne et très particulière, où le temps semble s'être arrêté, d'où les rares explorateurs partis en mer ne sont jamais revenus. Une cité de la nuit, bleu et brillante, à l'artisanat particulier et bien sûr aux pouvoirs et artéfact tout aussi particuliers. Pour cet univers, Rozenn a crée un site à part entière : Midnight City. Les Tisseurs d'Encre m'obsède un peu : il est très marqué visuellement, très artistique et peut se classer comme dreampunk*, ce qui me plait beaucoup. D'ailleurs Rozenn devrait ouvrir dans l'année une boutique en lien avec cet univers où il devrait y avoir bijoux, déco et papeterie. J'ai donc hâte de pouvoir me plonger dans les romans qui y sont rattachés : Midnight City et, à paraître, Night Travelers.

*Dreampunk : difficile d'en donner une définition. Vous pouvez aller voir ce site (en français)  . Pour ma part, Alice au Pays des merveilles ou encore Arcadia de Fabrice Colin sont du Dreampunk

Petit montage personnel : Les Univers du Grand Projet. Les illustrations proviennent du site de Rozenn Illiano.


Je ne vous parlerais pas de tous les textes disponibles en ligne (sur les sites de Rozenn - voir en fin d'article - ou sur Wattpad) parce que j'ai personnellement choisi de lire d'abord tout ce qui est en version "papier" (et que j'ai énormément de mal à lire en numérique)
Lus :
  • Onirography (épuisé) : à une époque Rozenn faisait beaucoup d'illustrations et en vendait sous forme de cartes dans sa boutique. Puis elle les a réunit dans un petit recueil où on retrouve quelques personnages du Prunellier. Les chapitres portent le nom d'anciennes collections de bijoux. Je vous en parlerais dans un autre article...
  • Les Chroniques de l'Epine noire (épuisé) : recueil illustré, collector numéroté d'une époque où j'ai eu la chance d'en avoir un (contrairement à Midnight City récemment, mais c'est le jeu...) Il devrait être repris, avec Le Rêve du Prunellier, sous la forme d'un roman L'Epine noire.
  • Le Rêve du Prunellier (épuisé)
  • Fêlures : recueil où rien ne semble lié au premier abord... mais un peu plus lorsque l'on commence à connaître les personnages du Grand Projet.
  • Notre-Dame de la mer : novella un peu à part, je ne suis pas sûre qu'elle appartiennent au Grand Projet... une histoire d'Halloween, en Bretagne ; une histoire de famille et de fantôme.
  • 18.01.16 : recueil de ce qui se passe, pour certains, avant l'apocalypse...
  • Elisabeta
  • Tueurs d'anges (Town 1) / Oracles (Town 2) / Passeurs (Town 3) / Clairvoyants (Town 4) : la quadrilogie qui expose le cataclysme et l'apocalypse, le pourquoi et le comment de tout ceci, en partie au moins.
  • 600 jours d'Apocalypse : un recueil à lire qui complète la quadrilogie de Town et explique à merveille plein de choses du point de vue des anges.
  • Onirophrénie : les temps apocalyptiques du point de vue d'une Marcheuse de rêve...
  • Le Phare au corbeau : un peu en marge, une histoire éditée chez Critic, d'un duo d'exorciste, dont l'une (Agathe) a un don et l'autre, Isaïah, pratique la magie sans avoir de don. Ils vont résoudre une affaire de fantôme dans un village breton. Ils sont liés notamment à oxyde - qui fait de brèves apparitions dans ce texte - Francesca et Côme de La Boîte noire. 

     

    A lire :

  • Midnight City
  • Sinteval
  • Night travelers (à paraître)  

"Sandman" superbe illustration de Xavier Collette pour La Cité de Minuit.
Au final, Rozenn jongle entre plusieurs univers et plusieurs genres : fantasy poétique et ombreuse, fantastique vampirique qu'elle a su s'approprier pour sortir des classiques du genre, post-apocalyptique angélique plutôt original également et dreampunk, si rare mais de toute beauté. Pour moi Le Grand Projet, même si je me doute que la fin de la lecture de tous ces textes se rejoindront là-dessus, a un axe central évident (au vu du nom du site et des pouvoirs de certains personnages également) : le rêve. Et en onirographe avertie Rozenn Illiano maîtrise son sujet, ses thématiques, son projet d'ensemble, sans que celui-ci ne devienne trop abscon. Les illustrations et couvertures de Xavier Collette sont un plus qui nous plonge dans des ambiances uniques et prolonge le plaisir.


A noter que depuis peu l'autrice met en téléchargement les ebooks de ses œuvres, à prix libre ! Elle est également présente sur Twitter et Instagram (beaucoup moins sur FB) et très abordable pour parler de son Grand Projet (elle vous spoile même si vous le voulez!!) ou d'autres choses ! La suivre sur les réseaux sociaux peut parfois vous apporter quelques surprises et prolongement de son univers (par exemple, une liste musicale ou chaque morceau correspond à un personnage)

Maintenant je vous encourage à aller voir ces deux sites merveilleux, à LIRE ces œuvres, à les acheter pour SOUTENIR l'autrice !



https://www.onirography.com/


https://www.midnightcity.fr/







Images et bannières de Rozenn Illiano et Xavier Collette, récupérées sur le site Onirography.com

lundi 22 juin 2015

L'Etrange Cabaret... des fées désenchantées, Hélène Larbaigt

C'est avec cet ouvrage que je découvre la collection Ourobores des éditions Mnemos. Voilà ce que dit l'éditeur à propos de cette collection de beaux livres :

Ourobores ou ouroboros : «celui qui se dévore la queue».

1. Dessin d'un serpent qui se mord la queue. Il symbolise le cycle éternel de la vie et de la mort, le mouvement perpétuel du recommencement. Il désigne ainsi le cycle infini de la nature. Il peut aussi bien signifier la totalité d'un monde, du cosmos qu'un raisonnement paradoxal et énigmatique, une évolution majeure que l'alliance entre les puissances du ciel et de la terre.

2. Toute œuvre qui a pour vocation la description de lieux imaginaires tels que villes, contrées, mondes ou cosmos au moyen de textes mythologiques, descriptions scientifiques, encyclopédies, témoignages, récits, nouvelles, bestiaires, portraits de personnages, fac-similés, cartes, illustrations ou tous autres documents et représentations appropriées.

in "La Panencyclopédie Borgès" / Internet 2009
 Et de lieu imaginaire, il est bien question ici : l'auteure nous dépeint la vie très étrange de l’Étrange Cabaret, un cabaret itinérant, qui se fond aux paysages dans différentes époques. Habité par des fées, sorcières, fantômes et autres créatures de l'imaginaire, nous suivons les histoires de chacun(e)s, ce qui les a amené(e)s au cabaret, ce qui fait qu'ils en sont partis...

L'écriture tout à la fois poétique et burlesque, nous entraîne, comme une valse, à la suite des habitantes aux visages familiers : Circé, Bast(et)... et d'autres, dont les noms nous parviennent de plus lointaine mémoire : Morte Vanité, Baronne Samedi...
Les illustrations sont à l'image de l'écriture, à la fois sensuelle et étrange.
Un beau livre formidable, dans lequel on se plonge avec délice ; un livre -et des histoires - auxquelles on ne s'attend pas. Un vrai renouveau dans le monde du merveilleux!


"Mortels entendez-vous cet écho lointain ?
C'est la maléficiante mélopée d'un mélancolique cabaret…"

L’Étrange cabaret... des fées désenchantées / Hélène Larbaigt, Mnémos- 2014 ; 144p. - 32€ 

mercredi 5 mars 2014

Editions de l'Oxymore

Les Editions de l’Oxymore. Peut-être ce nom ne vous dit rien. Et pour cause, cet éditeur, spécialisé dans les littératures de l’Imaginaire n’existe plus. Petit retour sur ses heures de gloire.

 

Fiche identité

Nom : Editions de l’Oxymore
Naissance : mars 1999
Décès : Juillet 2006
Poids : 7 collections
Taille : environs 50 ouvrages

Parent responsable : Léa Silhol
Logo : représente un miroir (MaJ Février 2016 : selon l'éditrice : que nenni !!)


Particularité: tremplin pour un certain nombre d’auteurs français aujourd’hui primés, ou au moins reconnus.

Pourquoi je les adore

 

Pour moi c’était LA maison d’édition de qualité, tant sur le fonds (thèmes divers, textes inédits, magnifiques, travaillés, ciselés…) que sur la forme (collection homogène, avec une identité propre mais dans un seul et même style…)

Zoom sur une œuvre

La Tisseuse, contes de fées, contes de failles

Est un recueil de nouvelles de l’auteur/éditrice Léa Silhol. J’aime beaucoup ce qu’elle fait car c’est la plupart du temps très poétique et vraiment ciselé. Cet ouvrage ne fait pas exception et est pour moi vraiment emblématique de ce qu’elle écrit.
La forme d’abord. C’est une réédition (2004) des Contes de la Tisseuse - Cinq saisons et un élément paru chez Nestivqnen en 2000, augmentée, agrémentée… mais profitant de son statut d’éditrice, l’auteur en fait un véritable bel objet. Je possède pour ma part l’édition moirage (l’édition fission étant la version “collector”.) D’un format presque carré, la couverture illustrée par Jean-Sébastien Rossbach est de toute beauté : une femme/fée aux cheveux d’or, sur un fond vert, des ciseaux d’or coupant des mèches. Bref la voilà :




Le fonds ensuite. Composé en 5 parties, quatre saisons et une novella, sur le thème de l’eau, passant par tous ses états : de la brume à la glace, de la rosée au givre, du miroir à d’autres mondes. C’est évidemment fantasy, c’est éminemment poétique. J’ai peine à vous décrire plus avant ce recueil car, comme peu de livre que je connaisse, il faut le “vivre”, le découvrir. Je vous propose plutôt de vous mettre l’eau à la bouche avec le texte d’ouverture du recueil que vous trouverez dans un prochain article.

Dans mon métier de bibliothécaire, je m’attache à promouvoir les littératures de l’imaginaire. Et en vous écrivant cet article, je ne peux que penser à cette bénévole qui me disait aimer la poésie et peu les littératures de l’imaginaire ; je crois que la lecture que je lui ai faite de ce texte lui a fait réviser son jugement.




Leur catalogue au complet

 

Collection d'essais Comme des Ozalids

Léa Silhol, Vampire : Portraits d'une ombre, octobre 2004
André-François Ruaud, Le Dictionnaire Féerique, mars 2002
Alain Pozzuoli, Dracula : Le Lexique du Vampire, mai 2005
Jérôme Noirez, Encyclopédie des Fantômes et des Fantasmes, novembre 2005

Collection fantastique Manières noires

Robert Weinberg, Le Baiser de l'Homme Mort, juillet 2000
Tanith Lee, La Danse des Ombres, septembre 2005
   Ce titre est le premier d'une trilogie de Tanith Lee, L'Opéra de sang, dont seul le premier volume (La Danse des ombres donc) a pu sortir avant la faillite de la maison d'édition

Collection Gemmail

Tanith Lee, Écrit avec du Sang (Léa Silhol dir.), juin 2002

Collection fantasy Moirages

Storm Constantine, Enterrer l'Ombre, juin 2001
Storm Constantine, Exhumer l'Ombre, novembre 2001
Léa Silhol (dir.), Traverses, juillet 2002
Léa Silhol, La Sève et le Givre,
Tanith Lee, Aara ~ Aradia I, novembre 2003
André-François Ruaud (dir.), Magie Verte, novembre 2003
Léa Silhol, La Tisseuse, janvier 2004
Tanith Lee, Thenser ~ Aradia II, avril 2004
Léa Silhol, Musiques de la Frontière, novembre 2004

Collection recueils francophones Épreuves

Ep/S1 : Claude Mamier, Récits des Coins d'Ombre, avril 2003
Ep/S2 : Léa Silhol, Conversations avec la Mort, mai 2003
Ep/S3 : Léo Henry, Les Cahiers du Labyrinthe, septembre 2003
Ep/S4 : Mélanie Fazi, Serpentine
Ep/S5 : Jess Kaan, Dérobade, mai 2004
Ep/S6 : Armand Cabasson, Loin à l’Intérieur, mai 2005
Ep/S7 : Lélio, Douze Heures du Crépuscule à l'Aube, septembre 2005

Anthologie périodique à thème Emblèmes

Chaque volume rassemble autour d'un thème nouvelles françaises, articles de fond et traductions originales.

Emblèmes 1 : Vampyres, Léa Silhol (dir.), février 2001
Emblèmes 2 : Sortilèges, Natacha Giordano (dir.), mai 2001
Emblèmes 3 : Momies, Alain Pozzuoli (dir.), août 2001
Emblèmes 4 : Rêves, Natacha Giordano (dir.), décembre 2001
Emblèmes 5 : Venise Noire, Léa Silhol (dir.), février 2002
Emblèmes 6 : Extrême Orient, Greg Silhol (dir.), août 2002
Emblèmes 7 : La Mort / ses Vies, Léa Silhol (dir.), novembre 2002
Emblèmes 8 : Cités perdues, Alain Pozzuoli (dir.), février 2003
Emblèmes Hors-Série 1 : La Mort / ses Œuvres, Léa Silhol (dir.), mars 2003
Emblèmes 9 : La Route, Jess Kaan & G. Silhol (dir.), mai 2003
Emblèmes 10 : Sociétés secrètes, Alain Pozzuoli (dir.), septembre 2003
Emblèmes 11 : Doubles & Miroirs, Léa Silhol (dir.), décembre 2003
Emblèmes 12 : Polar, Sire Cédric (dir.), mars 2004
Emblèmes Spécial 1 : Tanith Lee, Léa Silhol (dir.), juillet 2004
Emblèmes 13 : La Mer, Natacha Giordano (dir.), juillet 2004
Emblèmes 14 : Les Portes, Antoine Lencou (dir.), octobre 2004.
Emblèmes Hors-Série 2 : Les Fées, Léa Silhol (dir.), novembre 2004
Emblèmes 15 : Trésors, Estelle Valls de Gomis (dir.), janvier 2005

Emblèmes 16 : Cinq sens, octobre 2005 - Introuvable
Emblèmes 17 : Guerriers, février 2006 - Introuvable
Ces deux derniers volumes, avec un second tome de “Traverse” dans la collection Moirage constituent une vraie légende : ils auraient été imprimés, en très peu d’exemplaires mais jamais distribués...


Collection anthologies thématiques Emblémythiques

Emblémythique 1 : Ainsi soit l’Ange, Léa Silhol (dir.)
Emblémythique 2 : Il était une Fée, Léa Silhol (dir.)
Emblémythique 3 : Lilith et ses Sœurs, Léa Silhol (dir.)
Emblémythique 4 : Chimères, Natacha Giordano (dir.), mai 2003
Emblémythique 5 : Mythophages, Léa Silhol (dir.), septembre 2004

samedi 20 avril 2013

Les Revenants de Whitechapel (Les Enquêtes extraordinaires de Newburry & Hobbes, T1) - George Mann

Sir Maurice Newburry est un gentleman, travaille au British Muséum et est un agent de la Reine Victoria. Son assistante, Miss Veronica Hobbes l’accompagne dans la plupart de ses travaux - sur un mémoire au muséum ou dans ses enquêtes officielles. Ils sont épaulés par Sir Charles Bainbridge, de Scotland Yard.

Et dans ce premier opus, ce ne sera pas une aide de trop : entre un bobby fantôme qui tue les pauvres gens, un dirigeable qui se pose avec perte et fracas dans un parc et une épidémie de “peste” ou plutôt de zombies, apparemment venue des Indes, ils n’auront pas beaucoup de repos... sans compter que Sir Maurice a quelques mauvais penchants qui pourraient lui être fatals.

 
Commençant par une attaque de zombies, j’ai eu quelques difficultés à me plonger dans l’histoire. Mais j’ai toujours un peu de mal avec le début des romans steampunk.

Une fois les deux ou trois premiers chapitres passés, j’étais lancée. Je me suis très vite attachée à ce couple d’enquêteurs, aussi exquis l’un que l’autre. Les différentes enquêtes sont menées de front et toutes avec suspens. Rien à redire, un roman simple à lire, comme je les aime et même une mention spéciale pour la fin où l’on découvre un peu plus encore du personnage de Veronica et de son rôle.


Les Revenants de Whitechapel (Les Enquêtes extraordinaires de Newburry & Hobbes, T.1) / Georges Mann, édition Eclipse - 2011 ; 400p. - 18€