samedi 6 février 2016

La Fenêtre de Diane, Dominique Douay

Comment vous parlez de cet ouvrage... étrange ? Il s'agit d'un roman de science-fiction édité aux Moutons électriques. C'est un bon roman, que j'ai apprécié. Mais il n'est pas aisé d'en parler... l’écriture en est complexe, le propos fait réfléchir. L'histoire fait d'incessants allez-retour dans un hypothétique futur de la Terre... futur ou futurs...

Imaginez, que nous découvrions, nous, humains, une sorte de planète artificielle. Que celle-ci contient, comme une bibliothèque contient des livres, tout un tas de Terre possible... les humains en sont les lecteurs et passe d'une Terre à l'autre grâce à des "marques-page". Une histoire de mondes parallèles, mais que nous découvrons, en tant que lecteur, depuis l'extérieur : nous voyons les personnages y voyager de façon intellectuel, sans réellement y vivre. 
Nous suivons tour à tour les astronautes qui découvrent cette planète, et un humain aux apparences banales mais qui a la faculté de voyager réellement, et sans le savoir, entre ses Terres possibles. Le tout s'appuyant sur des faits réels, historiques, des années 80.

J'arrête là mon résumé, ce n'est vraiment pas simple. Peut-être faut-il simplement vous dire, que nous sommes, nous lecteur, derrière une fenêtre - celle de Diane, une entité informatique par laquelle nous découvrons une partie de l'histoire. Mais je vous encourage à lire cet ouvrage : au sein de cette trame complexe, on se pose inévitablement des questions. Mais un mystère demeure pourtant à la fin : les différentes Terres disparaissent à cause d'une sorte de nuée noire.

Je suis bien obligée de vous avouer mon échec sur cette chronique ; incapable de la résumer, incapable de vous expliquer vraiment mon avis ; simplement j'ai lu et apprécié cet ouvrage, je lirais le suivant dans le même univers : Brume de cendre, à paraître en août.

La Fenêtre de Diane / Dominique Douay, Les Moutons Electriques- 2015 ; 304p. - 23€

mardi 26 janvier 2016

Iris (tome 1) : le sourire 34, Dee L. Aniballe

Les salons du livres sont des petites merveilles pour pleins de raisons dont celle-ci : on y trouve des éditeurs, des auteurs, des ouvrages que l'on ne trouve que trop difficilement en librairie. Ainsi c'est à la première des Aventuriales (à Ménétrol, 63, juste entre chez moi et le boulot^^), en septembre dernier que j'ai fait l'acquisition de ce pavé qu'est Le Sourire 34. 

Drôle de titre pour une drôle d'histoire. Liam, un jeune garçon de 15 ans, plus malchanceux que réellement voyou, mais dont le père, quoiqu'il fasse, n'est pas de son côté. Jusqu'à ce que le grand-père de Liam lui offre "son" cristal, une émeraude. Liam va alors découvrir tout ce qui se cache derrière le grand secret que l'on appelle le "Tabou". Liam va découvrir qu'il est l'un des "Autres", que son cristal renferme une entité démoniaque avec laquelle il communique et qu'il lui confère certains "dons". Liam va changer d'école et se faire de nouveaux amis, qui appartiennent eux aussi à l'Organisation.

Ce qui me plaît dans cette histoire c'est son originalité. L'auteur a su créer un monde différent de bien d'autre et qui ne ressemble à aucun autre. Un monde fantastique (et non fantasy), très intéressant... mais à mon avis pas encore assez creusé en profondeur.

Par contre, ce premier tome est long, trop long : 490 pages! Si certaines scènes sont plus qu'intéressantes - elles sont époustouflantes, énigmatiques et... exaltantes, parfaites, elles accrochent vraiment (je pense à la scène de la bibliothèque notamment, vers la fin) - le livre comporte quand même pas mal de longueur. Il m'est difficile de préciser des passages précis mais l'intrigue n'avance pas assez rapidement et plusieurs fois j'ai failli décrocher.
Autre bémol - et pas des moindres ! Les erreurs de français! Je ne parle pas d'orthographe mais plutôt du genre des expressions qui sont soient mal employées, soit... fausses. Pour l'exemple précis : "il ne l'entendait pas du même œil"... Très dommage car le livre est ponctué d'expressions de ce genre ou de phrases qui ont peu de sens et qu'une relecture plus poussée auraient peut-être pu éviter.

L'auteur a, sans conteste, de l'imagination. Avec du travail sur le style, il y a vraiment de quoi faire ressortir un univers unique.

Iris (tome 1) : Le Sourire 34 / Dee L. Aniballe, Sudarènes Editions- 2015 ; 490p. - 18€ 
 PS : ce 26/01/2016, encore en cours de lecture, il me reste 90 p. !!!

dimanche 4 octobre 2015

Fables et Once Upon A Time

Pour cet article Eclipse, je ne ferais pas une comparaison mais je mettrais en parallèle une série télévisuelle, Once Upon A Time (aussi dit OUAT pour les fans), et une série de comics, Fables.

Commençons par un petit résumé de la série (je suis personnellement en train de découvrir la 3ème saison.) 
Emma Swan, une jeune femme au passé trouble, vit à Boston. Un soir, un jeune garçon frappe à sa porte : il s'agit de Henry, le fils qu'elle a abandonné à sa naissance et qui l'a retrouvée. Elle le ramène à sa mère adoptive, Régina, qui réside à Storybrook, petite bourgade du Maine (nord-est des USA.)
Mais Henry est un jeune garçon têtu et il souhaite que sa mère biologique reste avec lui à Storybrook. Il ne tardera pas à révéler à Emma que Storybrook n'est pas une simple bourgade mais en fait une ville enchantée où les habitants sont les personnages de contes de fées, coincés à notre époque. Plus précisément, Emma est la fille de Blanche-Neige et du Prince "Charmant", envoyée sur terre pour échapper à la malédiction, jetée par la méchante reine (Régina!) et qui emprisonne ici les personnages de contes. Les évènements se succèdent tantôt empêchant Emma de partir, tantôt étant assez troubles et étranges pour qu'elle ne veuille plus partir. Sceptique, la jeune femme mettra toute la première saison à croire que le merveilleux existe et que Henry avait raison sur toute la ligne.

Pour ce qui est de Fables, je n'ai lu que le premier tome "Légendes en exil". Pour résumé le contexte général de cette série de comics, les royaumes de contes sont la proie de l'Adversaire aussi connu sous le nom de "l'Empereur". C'est une entité démoniaque qui cherche à avoir sous sa coupe tous les royaumes ; il semble particulièrement cruel... une sorte de diable ou de Sauron... bref un être maléfique. Pour sauver leur peau, les personnages de contes, nommés le peuple des Fables, vont fuir par un passage magique crée par une sorcière. Ils se retrouvent alors coincés à notre époque, dans un quartier de New-York où ils constituent une administration parallèle, essayant de vivre discrètement parmi les "communs".

Dans ces deux cas donc, les personnages de contes sont comme prisonniers de notre époque. Ils ont parfois des caractères très modernes (Blanche-Neige est adjointe au maire des Fables et loin de la Blanche-Neige, forte mais un peu gnangnan parfois de OUAT) Il est difficile de croire que les créateurs de OUAT ne se soient pas inspirés de Fables. En feuilletant le tome 1 (sans lire donc), j'ai vu Blanche-Neige et j'ai cru qu'il s'agissait de Regina la méchante reine. Je n'irais pas plus loin dans le parallèle car comme je vous l'ai dit je n'ai lu que le premier tome de Fables, mais il me semblait intéressant de souligner cette ressemblance.
On peut aimer l'un et l'autre mais attention le traitement (graphique notamment) est bien différent. En effet, Fables est un peu plus trash là où Once Upon A Time est assez mièvre : Fables à un dessin plutôt réaliste, alors que l'on sent le côté "Disney" de OUAT, plus mièvre (ce qui peut effectivement gêner certains). 

J'ai d'ailleurs eu du mal à passer la première saison. Mais l'on y croise tellement de personnages et leurs histoires emmêlées sont intéressantes. J'aime aussi la façon dont les contes sont reliés les uns aux autres. Ci-dessous (attention spoiler) je vous évoque l'exemple de M. Gold de la série Once Upon A Time.

Attention Spoiler:
{Attardons-nous sur Monsieur Gold de la série TV. Il est en fait Rumpelstiltskin. Il n'est pas le lutin du conte que l'on connait et sa vie est bien plus complexe. Abandonné par son père (qui se révèle être Peter Pan), il est un homme plutôt lâche et sortira de sa condition de gueux en tuant un personnage aux pouvoirs immenses : Le Ténébreux. Il deviendra alors lui-même le ténébreux ce qui le changera en un monstre. Au cours de sa très longue vie, il apprendra à la méchante Reine la magie noire et surtout il rencontrera Belle (devenant la Bête du conte) et l'amour de celle-ci finira par le changer. Il pourra alors, dans ce monde, retrouver son fils, Baelfire, qu'il avait abandonné au profit du pouvoir. Baelfire n'étant que Neal, l'ancien petit ami d'Emma (et donc le père d'Henry). Je trouve cette façon de relier les contes les uns avec les autres plutôt réussit même si pour ce faire les contes ont dû être un peu changés parfois. Bon et puis sans compter que je trouve un côté charmant à M. Gold et qu'avec Belle ils forment un couple magnifique (c'est mon côté "j'aime aussi les méchants"^^) }


Les personnages principaux de OUAT avec au premier plan, Henry et Emma

Fables tome 1 : Légendes en exil / Bill Willingham et Lan Medina, Urban Comics, 2002 ; 155p. - 15€