mardi 27 juillet 2021

Quand la pause s'impose...

 Je m'aperçois que je n'ai rien mis ici depuis... presque un an. Une certaine lassitude peut-être. Mais surtout la difficulté d'être régulière, à cause de la pandémie qui a tout chamboulé. A cause aussi de mon travail, qui me laisse moins de temps.

J'ai lu plutôt pas mal ces derniers temps. Et le fait d'être entrée dans l'association Aventuriales m'a donné d'autres lectures et d'autres moyens de partager...


Je ne ferme pas le blog et continue sa toute petite activité sur sa page Facebook. Je vais aussi lui construire un petit frère un peu singulier, dans les prochains jours j'espère (enfin c'est une idée qui vient à peine de naître)... peut-être plus sous forme d'un site (qui sera plus un outils pour moi)... et uniquement autour de l’œuvre de Rozenn Illiano (que j'adore!)

Je vous en parle prochainement...

samedi 14 novembre 2020

Les Aventuriales 2020

Côté coulisse

Comme chaque année fin septembre je me rends au Salon des littératures de l'imaginaire Les Aventuriales. Rendez-vous incontournable pour moi car à deux pas de chez moi. Sauf que cette année j'ai vécu Les Aventuriales de l'intérieur ! En tant que membre du staff !

Tout a commencé lorsque, de retour de formation, ma collègue m'explique qu'elle a rencontré 2 dames qui organisaient un prix de littérature de l'imaginaire pour 2020. Ni une ni deux, je saute sur l'occasion et les contacte : il s'agit de Luce Basseterre et Dominique Lémuri. Et me voilà partie à inscrire le réseau de lecture publique au Prix Aventuriales 2020. 6 livres à lire, de janvier à juillet (à la base, après la Covid est passée par là...) puis à leur donner une note. La soirée de présentation des ouvrages par l'équipe des Aventuriales, au mois de janvier, m'a permis de rencontrer en vrai une partie de l'équipe. Et au mois de mars lors de l'AG, de rejoindre l'association.

Présentation de la sélection à la médiathèque

Nous voilà donc en septembre, avec du boulot par-dessus la tête et donc de la fatigue et donc rebonjour colopathie. Mais je tenais vraiment à participer, donc je me suis inscrite en tant que bénévole le samedi matin.

Après une heure de réunion explicative de chaque tâche et de la place de chacun, c'est masquée, "badgetée" et bracelet de couleur au poignet que je me suis mise en action : 2h à l'entrée où nous vérifions si les personnes étaient visiteurs ou exposants (auteurs, artisans, bénévoles...), où nous donnions un jeton de couleur au visiteur afin de compter en temps réel leur nombre à l'intérieur de la salle (merci Covid, mais le système était impeccable) puis 1h de pause (où j'ai fait mes emplettes) et enfin 1 h de "sécurité parc" qui consistait à faire des tours du terrain, vérifier l'application des gestes barrières et vider les poubelles.

Enfin, et ce n'est pas rien, j'ai eu l'honneur de remettre le prix à la gagnante de cette année, Marge Nantel, pour son roman A l'ombre des miroirs aux éditions 1115.

Evidemment ce n'est qu'une toute petite partie de toute l'organisation d'un salon, mais moi qui ne connaissais que le déroulé d'une épreuve cycliste, ça m'a fait du bien de changer un peu. J'étais tellement enthousiaste en repartant que j'espère pouvoir participer carrément plus l'année prochaine.

 

C'était réellement intéressant pour une bibliothécaire : l'approche des auteurs et éditeurs ne sont pas les mêmes que lorsque l'on est "simple lectrice". Évidemment il y  a ceux qu'on connaît et qui nous reconnaissent (ou de qui l'on se fait connaître), comme Nathalie Bagadey (pas de suite pour Citara cette année, malheureusement) avec qui j'ai discuté écriture et créativité. Mais pour les autres dans l'ensemble, le tutoiement est plus rapide, l'approche moins guindée.

 

Côté lectrice 

Je n'ai pas eu de coup de cœur pour les livres du prix donc pas d'achats de ce côté là. Mais...

Achats 2020

Petite moisson mais quelle qualité ! 

Pic de Sel de Marion B. chez Noir d'Absinthe est un recueil dans le genre contes étranges. Toutes les histoires se déroulent dans un petit village de la côte mais un village qui semble maudit. Premier roman graphique de la maison, il y a une vraie qualité du rendu physique avec des pages lisses et douces aux ombres subtiles.

Les Nocturnes de Tess Corsac chez Lynks, une pépite ! 250 jeunes dans un orphelinat, tous amnésiques. Répartis en deux groupes, les verts et les rouges, un incident - la fuite et la mort d'une des leurs - va conduire certains à enquêter et à "réveiller" leur conscience : pourquoi sont-ils là ? Qu'ont-ils tous fait pour être amnésiques ? J'ai craqué sur le titre et la couverture (avec une chouette !) et j'ai eu du coup le plaisir d'avoir une dédicace... avec une chouette ! (De toute façon, c'est un chouette roman😉)

Quant aux 3 autres je ne les ai pas encore lus. Agrapha de luvan chez La Volte a l'air d'être un texte ambitieux, une sorte d'ovni littéraire expérimental et poétique ; Passer la nuit de Bastienne chez Plume Blanche m'a attiré par sa couverture surtout ; Bénies soient vos entrailles de Marianne Stern aux éditions du Chat noir parle de sorcières et de village maudit (décidément...)


J'ai également découvert quelques artisans et la marque Northwanderers : T-Shirts, sweets et débardeurs de qualité, aux motifs celtiques. J'ai évidemment craqué pour le hibou !



Le "hibou défenseur", collection "Esprit de la forêt (totémique)"

Et maintenant...

Voilà, je suis repartie pour le Prix 2021 à la médiathèque où sa mise en place va se faire cette fin novembre - mais sans réunir malheureusement les lecteurs, merci encore la Covid.

Les 6 ouvrages pour 2021 :

Et en parallèle je suis en cours de lecture pour la pré-sélection du prix 2022...


Petite info : si vous souhaitez participer au prix, demandez à votre médiathèque ; elle peut contacter l'association pour participer (c'est gratuit, il faudra cependant acheter les livres pour les prêter). Si vous habitez le Puy-de-Dôme, demandez à votre médiathèque ET indiquez-lui que les livres (4/6) sont disponibles gratuitement (et pour tous, le temps du confinement) sur la médiathèque numérique du département !

lundi 28 septembre 2020

Sinteval, Rozenn Illiano

 Eh oui, je vais encore vous parler d'un livre de Rozenn Illiano. 

Sinteval est la suite d'Elisabeta. Ces deux histoires se situent dans l'univers du Cercle : nous sommes parmi les vampires, appelés immortels. Ils cachent leur vraie nature à l'humanité mais certains mortels sont au courant car ils servent, volontairement de Réserve (de sang évidemment). Dans Elisabeta, les protagonistes Saraï, Giovanna, Virgile, Carmine... vont renverser le pouvoir dirigeant du Cercle. Ce Cercle est en fait une magie du sang, si ancienne qu'elle remonte à la création de la race immortelle. Dans Sinteval ils vont chercher à sauver le Cercle de la fin du monde et ainsi leur propre immortalité.

Je ne développe volontairement pas plus l'histoire : ce serait divulguer trop de choses. Alors du coup... pourquoi lire Sinteval, pourquoi c'est bien?

 

Sinteval/ Rozenn Illiano, OniroProds - 2020 ; 730 p. - 32€


 

  • Parce que l'on suit des personnages rencontrés précédemment.
  • Parce que l'on suit des personnages construits, avec leur personnalité et leur caractère propre.
  • Parce qu'on y croise (encore) Oxyde, que l'histoire est liée au Grand Projet.
  • Parce qu'on découvre petit à petit les liens entre le Cercle et Town, on effleure (de très loin) Les tisseurs d'encre. Bref on avance dans ce Grand Projet avec l'impression que l'on va trouver un trésor.
  • Parce que des univers aussi bien imbriqués les uns aux autres, bravo l'autrice.
  • Parce que quand on voit le pavé, qu'on le soulève pour la première fois, on se sent découragé. Mais quand on entre finalement dedans, on est assez vite happé.
  • Parce que c'est du fantastique post-apo, mais que ça change des histoires de vampires habituels.
  • Parce que quand même, à la fin, on se demande ce qui se passe pour eux APRES...